Alors qu’elle est aujourd’hui à l’affiche de La Guerre des prix, premier long-métrage d’Anthony Dechaux, Ana Girardot confirme son attachement à des récits ancrés dans le réel, souvent liés au monde agricole. Dans ce nouveau film, elle incarne Audrey, une cheffe de rayon issue d’une famille d’agriculteurs, propulsée au cœur d’un système de négociation impitoyable où elle tente de défendre une agriculture biologique et locale. Un rôle engagé, en écho à une thématique déjà explorée dans sa filmographie.
Car bien avant ce projet, c’est en 2017 que l’actrice s’était illustrée dans un autre film centré sur la terre et ses héritages : Ce qui nous lie, réalisé par Cédric Klapisch. Aujourd’hui encore, ce long-métrage reste le mieux noté de sa carrière, avec une moyenne de 3,9 sur 5 basée sur plusieurs milliers d’évaluations spectateurs.
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Un retour aux racines chargé d’émotions
Dans Ce qui nous lie, Ana Girardot partage l’affiche avec Pio Marmaï et François Civil. Le film raconte l’histoire de trois frères et sœur contraints de se retrouver dans leur Bourgogne natale après la mort de leur père. Ensemble, ils héritent d’un domaine viticole, symbole à la fois de transmission, de conflits et de reconstruction.
Au fil des saisons, le récit s’attache à montrer l’évolution de ces personnages, leurs tensions, leurs silences, mais aussi leur lente réconciliation. Entre souvenirs d’enfance et responsabilités d’adultes, chacun doit trouver sa place dans un équilibre fragile, à l’image du vin qu’ils produisent et qui mûrit avec le temps.
La mise en scène de Cédric Klapisch, coécrite avec Santiago Amigorena, privilégie une approche sensible et immersive. Les paysages de Bourgogne, filmés au rythme des saisons, deviennent un personnage à part entière. Ils accompagnent les émotions des protagonistes et renforcent l’ancrage du récit dans une réalité tangible, presque sensorielle.
Un accueil critique et public enthousiaste
Le succès du film repose en grande partie sur son authenticité et la justesse de son interprétation. De nombreux spectateurs ont salué une œuvre « pleine de tendresse » et profondément humaine. L’histoire familiale, au cœur du récit, touche par sa sincérité et son universalité.

Certains évoquent « une superbe histoire de famille », portée par des acteurs investis et crédibles. Pio Marmaï incarne un aîné tourmenté, pris entre passé et responsabilités, tandis que François Civil compose un personnage en tension entre loyautés familiales et aspirations personnelles. Au milieu de ce trio, Ana Girardot se distingue par une interprétation tout en finesse, incarnant une jeune femme à la fois fragile et déterminée, souvent considérée comme la plus compétente sur le plan œnologique.
D’autres spectateurs insistent sur la richesse émotionnelle du film, capable de naviguer entre moments de légèreté et instants plus douloureux. Le scénario, jugé solide, mêle habilement conflits familiaux, héritage et transmission, tout en offrant un regard précis sur les réalités du monde viticole.
La dimension pédagogique du film est également soulignée. Sans jamais devenir didactique, Ce qui nous lie permet de découvrir les subtilités du travail de la vigne, les contraintes du métier et l’attachement presque charnel à la terre. Une immersion renforcée par la qualité des images, souvent décrites comme « magnifiques », et par une mise en scène qui donne presque à ressentir les arômes du vin.
Un film clé dans la carrière d’Ana Girardot
Pour Ana Girardot, ce rôle marque une étape importante. Dans la peau de Juliette, elle incarne un personnage complexe, confronté à la fois à son passé et à ses choix de vie. Sa performance, saluée pour sa sensibilité et sa justesse, contribue largement à la réussite du film.
Si Ce qui nous lie s’impose aujourd’hui comme le sommet de sa filmographie en termes de réception, il témoigne aussi de la cohérence de son parcours artistique. En choisissant des projets liés à la terre, aux racines et aux dynamiques familiales, l’actrice s’inscrit dans un cinéma français attentif aux réalités humaines et sociales.
À travers ce film, elle participe à une œuvre qui dépasse le simple cadre du drame familial pour devenir une réflexion plus large sur l’héritage, le temps et les liens invisibles qui unissent les individus. Une alchimie rare, qui explique sans doute pourquoi, près de dix ans après sa sortie, Ce qui nous lie continue de toucher un public toujours plus large.






