Le retour de la série A priori marque un tournant important, autant dans son intrigue que dans sa dynamique humaine. Diffusée sur France 3 et également disponible en replay sur france.tv, la fiction revient avec une saison 2 profondément transformée, suite à la disparition de Bruno Salomone en mars dernier.
Dans la première saison, l’alchimie entre Lucia Passaniti et Bruno Salomone reposait sur une relation presque filiale, faite de complicité, d’apprentissage et de tendresse. La disparition du comédien a contraint la production à repenser l’équilibre de la série, ouvrant la voie à une nouvelle configuration narrative. C’est ainsi que Florent Manaudou rejoint l’aventure dans le rôle de Jim.

Un choix audacieux, tant pour la série que pour l’ancien champion olympique, qui s’aventure ici pleinement dans le jeu d’acteur. L’arrivée de son personnage modifie en profondeur la relation avec Iris. Là où dominait auparavant une dynamique mentor-élève, s’installe désormais une tension plus ambiguë, teintée d’attirance et de non-dits.
Pour Lucia Passaniti, ce changement a également impliqué un repositionnement personnel. Elle confie avoir ressenti une certaine appréhension au début du tournage, consciente du rôle que jouait auparavant Bruno Salomone dans son évolution artistique. Cette fois, les rôles semblent s’inverser : c’est à elle de guider, d’accompagner, de créer un espace de confiance. Une responsabilité qu’elle a finalement embrassée, trouvant dans cette expérience une nouvelle forme de maturité.
De son côté, Florent Manaudou aborde cette transition avec une grande humilité. Conscient de succéder à une figure installée, il évoque un certain “syndrome de l’imposteur” à son arrivée sur le plateau. Loin de chercher à remplacer, il s’inscrit dans une continuité respectueuse, apprenant progressivement les codes du métier entouré d’une équipe bienveillante.
Cette humilité, justement, est ce qui a le plus marqué ses partenaires. Là où l’on pourrait attendre une certaine assurance liée à sa notoriété sportive, c’est au contraire une simplicité et une volonté d’apprendre qui ressortent. Une attitude qui a facilité son intégration et contribué à créer une nouvelle dynamique de groupe.
Au-delà du casting, cette évolution reflète aussi la capacité de A priori à se réinventer sans renier son identité. En transformant les relations entre ses personnages, la série explore de nouvelles nuances émotionnelles, tout en conservant ce mélange d’humour et de sensibilité qui a fait son succès.
Avec cette saison 2, A priori ne se contente pas de continuer : elle se redéfinit. Et dans ce passage de relais, entre héritage et renouveau, se dessine peut-être l’une des clés de sa longévité.





