Sorti en salles le 18 mars 2026, Projet dernière chance s’impose comme l’un des premiers blockbusters marquants de l’année. Adapté du roman à succès d’Andy Weir, déjà auteur de Seul sur Mars, le film réunit Ryan Gosling et Sandra Hüller sous la direction de Phil Lord et Chris Miller. Entre science-fiction et récit de survie, le long-métrage cherche à conjuguer exigence scientifique et émotion.
L’intrigue suit Ryland Grace, un professeur de sciences qui se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, sans aucun souvenir. Progressivement, il comprend qu’il est chargé d’une mission cruciale : sauver l’humanité face à un phénomène cosmique menaçant le Soleil. Ce point de départ, à la fois simple et intrigant, constitue l’un des points forts du film. Fidèle à l’esprit du roman original, le récit s’appuie sur une succession de problèmes scientifiques concrets, résolus étape par étape, ce qui confère à l’ensemble une narration claire et accessible.

Dans ce rôle central, Ryan Gosling livre une performance convaincante. L’acteur parvient à incarner un personnage à la fois fragile, ironique et profondément humain. Sa présence porte largement le film, notamment dans les nombreuses scènes où il se retrouve seul à l’écran. Cette dimension introspective donne au récit une tonalité plus intime qu’attendu pour un film de cette ampleur.
La mise en scène de Phil Lord et Chris Miller se révèle efficace, mais relativement classique. Si le film bénéficie d’effets visuels solides et d’un rythme maîtrisé, il ne cherche pas à révolutionner le genre. Le choix de privilégier la lisibilité et la progression narrative plutôt que l’expérimentation visuelle peut surprendre, mais il permet de maintenir une certaine cohérence.
Au fil du récit, Projet dernière chance s’éloigne progressivement du simple film de science-fiction pour explorer des thématiques plus universelles, notamment la solitude, la coopération et l’espoir. Une relation inattendue vient enrichir l’intrigue et apporte une dimension émotionnelle qui renforce l’impact global du film.
Sans être une œuvre révolutionnaire, Projet dernière chance réussit à proposer un spectacle intelligent et accessible. Porté par une performance solide de Ryan Gosling et une base scientifique crédible, le film s’impose comme une proposition solide dans le paysage du cinéma grand public de 2026.





