Chaque rencontre est une forme de destin, mais sa profondeur dépend surtout de ce que nous sommes au moment où elle survient. Toutes les personnes qui entrent dans notre vie ne sont pas faites pour y rester, et celles qui partent ne nous enlèvent pas toujours quelque chose.

Il est rare de rencontrer quelqu’un qui se bat pour vous, qui avance sans hésiter pour bâtir un avenir commun. Mais il existe une autre chance, plus discrète : rencontrer quelqu’un qui, par amour, choisit la simplicité et accepte de ralentir.
Certains aiment en avançant, d’autres aiment en se retirant. Les uns cherchent à conquérir, les autres à préserver. Aucun de ces choix n’est supérieur. Ils reflètent simplement des besoins différents, à des moments différents de la vie.
La jeunesse nous apprend à croire que l’amour suffit. Le temps nous apprend qu’il doit aussi être aligné. Quand deux personnes n’avancent plus au même rythme, même l’affection la plus sincère peut s’épuiser.
Il arrive que l’on doive laisser partir quelqu’un non parce qu’il n’était pas important, mais parce que la direction n’était plus la même. Ce renoncement n’est ni une trahison ni un échec, mais une forme de lucidité.
La véritable rencontre n’est pas celle qui dure, mais celle qui correspond à l’instant juste de notre existence.





