Il arrive que, dans le tumulte de l’existence, une question silencieuse surgisse : suis-je en train de vivre, ou simplement de supporter ma propre vie ? Cette interrogation, discrète mais profonde, révèle une fatigue intérieure largement partagée.
La vie n’est pas clémente. Les épreuves, les pertes, les attentes et les échecs s’accumulent. Jusqu’où l’être humain peut-il endurer ? Qu’est-ce qui lui permet d’avancer — le temps, ou l’habitude de la douleur ?

Beaucoup cherchent refuge dans l’agitation extérieure pour fuir le vide intérieur. Mais dans le silence, nous faisons face à nous-mêmes. Sommes-nous habités, ou déserts ?
L’être humain est fragile, en quête d’appui et de reconnaissance. Avec le temps, il comprend que la force intérieure ne peut venir que de soi.
Certains vivent dans la résignation, confondant survie et vie. Lorsque la capacité d’endurer s’épuise, tout s’effondre.
Grandir, ce n’est pas éliminer la souffrance, mais apprendre à la porter. La résilience se cultive. Ceux qui avancent savent rester dans l’épreuve sans se briser.
Le bonheur n’est pas d’avoir tout, mais de chérir ce qui est là. Rien n’est éternel, ni la douleur, ni la joie. Et vivre, peut-être, consiste à ne plus seulement endurer, mais à choisir d’exister pleinement.





