Certaines blessures ne se voient pas.
Elles ne font plus mal comme avant, mais elles restent là, discrètes, comme des souvenirs d’efforts silencieux, de chutes, de fatigue accumulée. Elles ne sont pas des failles, mais des traces de vie.
Les femmes apprennent tôt à avancer.
À dépasser. À se relever avec élégance. Il reste peu de place pour les blessures lentes, celles qui demandent du temps et de la douceur.

Parfois, l’épuisement ne vient pas du présent.
Il naît de tout ce qui a déjà été porté — les attentes, les renoncements, les combats menés sans témoin. Le temps passe, mais le corps se souvient.
Puis, un regard différent apparaît.
Il n’est plus question d’effacer le passé, ni de le vaincre. Seulement de le reconnaître avec tendresse. Comprendre que ces blessures n’ont jamais diminué la valeur de la vie vécue.
Être douce avec ses blessures, ce n’est pas s’abandonner à la tristesse.
C’est honorer le chemin parcouru, accepter les fragilités comme des preuves de courage.
Toutes les blessures n’ont pas besoin de disparaître.
Certaines méritent simplement d’être respectées, intégrées à l’histoire personnelle.
Car la beauté la plus profonde ne réside pas dans l’absence de cicatrices.
Mais dans la capacité à continuer à vivre, à aimer, avec délicatesse, après avoir été blessée.





